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Se lancer en affaires dans le milieu agricole n’a rien de simple. Les démarches sont nombreuses et les sommes à débourser astronomiques. Afin d’aider des jeunes qui souhaitent démarrer leur propre entreprise ou prendre la relève sur la ferme familiale, le CLD de la région d’Acton a décidé d’offrir une bourse à un producteur agricole de la relève.
Offerte pour la première fois cette année, la bourse a été remise à Karine Morin, de Sainte-Christine, qui compte lancer sa propre entreprise de production laitière. « Ça fait trois ans que je fais des démarches auprès du CLD pour obtenir de l’aide, indique Mme Morin, mais on me répondait qu’il n’y avait pas de programme existant pour le milieu agricole. L’an dernier, on m’a dit qu’il y avait une initiative à Saint-Hyacinthe et qu’il était envisagé de la reprendre à Acton Vale. Je suis donc très heureuse d’en bénéficier. »
Le CLD d’Acton a en effet emboîté le pas à celui des Maskoutains dans cette initiative pour soutenir la relève agricole. « Quand nous avons su que ça se faisait du côté de Saint-Hyacinthe, nous avons trouvé l’idée très bonne et nous nous sommes dits pourquoi pas nous aussi, indique Mathieu Vigneault, directeur général du CLD de la région d’Acton. Ce qui me remplit de fierté, c’est de voir à quel point cette initiative a été bien reçue dans la région. Nous n’avons pas eu à chercher longtemps des partenaires pour ce projet. »
C’est donc une bourse de 10 000 $ qui a été offerte à Karine Morin pour la soutenir dans ses démarches. Cette somme pourra servir à l’obtention de services-conseils, d’études ou d’expertises agro-environnementales.
Mme Morin espère maintenant être en mesure de remplir les exigences de la Fédération des producteurs laitiers du Québec, afin d’obtenir un prêt de 12 kilos de quotas de production. « Avec un de ses programmes, la Fédération peut prêter 12 kilos de quotas de production pendant 5 ans, indique-t-elle. Il faut en acheter au moins l’équivalent, mais à 25 000 $ du kilo de production, ça représente un montant très important de moins à débourser en partant. Après cinq ans, on nous en prête un de moins chaque année, qu’il faut alors redonner ou payer. Mais pour pouvoir bénéficier de ça, il faut remplir plusieurs critères, notamment démontrer l’appui des producteurs laitiers de la région de même que celui de la Financière agricole. »
Mme Morin espère donc qu’elle pourra bientôt démarrer son entreprise, elle qui travaille présentement dans le domaine du contrôle laitier. « Je possède déjà huit bêtes et j’ai trouvé une vingtaine de têtes auprès de producteurs de la région, indique-t-elle. J’espère donc d’ici un an réussir à louer une étable. Ça fait longtemps que j’ai ce projet-là en tête, mais disons que j’ai frappé beaucoup de barrières. »
Le fonds à la relève agricole a pu voir le jour grâce à plusieurs partenaires, soit le Forum jeunesse Montérégie-Est, le Centre financier aux entreprises des Pionniers, la Coop St-André, la Pensée de Bagot, le MRC d’Acton, le Club AgroActon, les Équipements Adrien Phaneuf, les Entreprises Bond et Beaulac, le Groupe FBL, le Syndicat de base de la Rivière Noire et le CLD de la région d’Acton.
Source: La Pensée de Bagot |