7 janvier 2019
Boulangerie À Chacun son pain Les pains d’ici, du champ à la mie

Un nouvel étalage pique depuis peu la curiosité des clients de la boulangerie À Chacun son pain à Baie-SaintPaul. Les pains Sélection Terroir Charlevoix qu’on y découvre se distinguent non seulement par l’espace de choix qui leur est dévolu, mais par leur composition quasi 100% charlevoisienne! Le 21 décembre, toute l’équipe d’À Chacun son pain était à pied d’œuvre pour faire découvrir à la clientèle les deux premiers pains certifiés Terroir Charlevoix, la baguette et de la miche d’épeautre. Cinq autres pains sont en cours de certification. « L’objectif, c’est que l’espace réservé à la Sélection Terroir Charlevoix grossisse, s’élargisse de mois en mois pour atteindre la majorité des pains », lance Jean-Christophe Lamontagne, enthousiaste. 
Le Charlevoisien

Ces nouveaux produits incarnent le fruit de plusieurs années de travail pour le fondateur de la boulangerie qui y a longuement travaillé de connivence avec Rudy Laixhay, fondateur de l’entreprise Pierre du Moulin et gestionnaire du Moulin La Rémy qui refait de la farine depuis peu. La particularité de ces pains est qu’ils sont fabriqués à partir de grains de blé, épeautre, sarrasin et chanvre, le tout biologique et poussé dans les champs de Charlevoix puis moulus sur pierre au moulin patrimonial La Rémy. Si la production commence lentement, c’est qu’il a fallu apprendre à travailler avec la matière première. «Ça fait seulement un mois que le moulin tourne. 

Autant le meunier que les boulangers ont apprivoisé la farine. La meule de pierre conserve le germe et des petits sons, le pourquoi de la coloration un peu plus foncée. Ça n’enlève rien à la texture légère du pain, mais il est un peu plus nourrissant grâce au germe. Le son va amener un goût plus riche, un peu sucré », explique le boulanger. Les recettes ont été adaptées pour tirer le meilleur parti de la nouvelle farine. Jean-Christophe Lamontagne est par-dessus tout fier d’offrir un produit à l’empreinte écologique presque nulle. « Le pain est intéressant au niveau environnemental, car c’est un choix de consommation durable. « Tout se fait dans un rayon d’une dizaine de kilomètres! Acheter un pain, c’est un peu protéger les terres de Charlevoix! C’est comme ça que je le vois », lance-t-il. 

Pour la petite histoire L’histoire de l’ascension fulgurante de la Boulangerie À chacun son pain est tout sauf banale. Il y a 13 ans, Jean-Christophe Lamontagne et Anik Roy débarquaient dans Charlevoix après un long voyage en Amérique du Sud. «Je ne connaissais pas Charlevoix avant 2003-2004, mais je voulais ouvrir une petite auberge pour faire connaître le pays, de façon originale en ayant un four à pain. L’Auberge-boulangerie des Grands Jardins est née dans l’ancien presbytère de Sainte-Agnès. Le fameux four à pain a été leur premier investissement. « Je ne connaissais rien à la boulangerie, alors je suis allé me former avant d’ouvrir l’auberge. Si c’est en forgeant qu’on devient forgeron, c’est aussi en boulangeant qu’on devient boulanger! « J’ai découvert ma passion », résume Jean-Christophe Lamontagne. C’est à cette époque qu’il a connu Rudy Laixhay. « Il rêvait déjà d’avoir des champs en culture bio, un moulin. 

La Route des Saveurs m’a ouvert les yeux sur notre terroir et Rudy, mon collaborateur et ami, a toujours fait vivre le rêve d’avoir quelque chose de différent en terme de boulangerie », dit-il. Après six ou sept 7 années à tenir l’auberge et la minuscule boulangerie, le couple formé d’Anik Roy et de JeanChristophe Lamontagne a eu envie de se lancer. «Le local de Tim Hortons est devenu disponible et on s’est lancés. L’auberge a pris le bord et on s’est consacré à nourrir les gens, à faire du pain, du café, à offrir lieu convivial au centre-ville, une offre différente. Quand on s’est établi, des petits cafés, il n’y a avait pas tant », indique Jean-Christophe Lamontagne. Demain, le monde? L’entreprise n’a cessé de croître. Aujourd’hui, le principal centre de production se trouve à Maison Mère. 

C’est là que sont pétris tous les pains, alors que les viennoiseries sont encore fabriquées sur le boulevard Mgr-De Laval. Sans vouloir révéler la teneur des projets qu’il a dans ses cartons, M. Lamontagne confie qu’il voit grand. « La collaboration avec la Ferme Pierre du Moulin allait de soi parce qu’on a des valeurs communes, une vision de développement économique de la région aussi. On veut aussi sortir assez rapidement de la région, ça va venir de soi. Présentement, tous nos investissements se font ici. On travaille pour aller loin, mais notre objectif est d’abord de conquérir le cœur des Charlevoisiens », lance-t-il. Son plus gros défi? « Que les gens lâchent le gros pain blanc industriel et qu’ils mangent du pain bon pour eux, pour leur territoire, pour la région! », conclut-il en riant.  

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