31 janvier 2019
Vers une première maison des aînés régionale à Palmarolle

C'est un projet de 24 chambres pour une clientèle âgée vivant avec des troubles cognitifs avec symptômes comportementaux et psychologiques reliés à la démence qui a été présenté à la population mercredi soir à Palmarolle en Abitibi-Ouest.
 
Cette résidence nouveau genre répondra à des besoins régionaux considérés actuellement comme « non répondus » par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT). La présidente-directrice générale adjointe du CISSS-AT, Caroline Roy, a dressé le portrait régional des ressources jugées nécessaires.
 
«Pour l'ensemble de la région, les besoins sont plus grands pour cette clientèle qui présente des troubles cognitifs avec des problèmes comportementaux liés à la démence, les besoins sont plus grands que 24 personnes, on évalue à 60 le nombre de personnes qui pourraient bénéficier de la maison des aînés et qui correspondent au profil comme nous sommes en train de la développer.»
 
Caroline Roy estime que ce type de clientèle connaîtra une croissance dans les années à venir et que les besoins projetés seront de 101 places nécessaires en 2036. Elle espère que la construction pourra s’amorcer dans un horizon de 2 ans et demi à 3 ans, ce qui nous mène en 2021 ou 2022.
 
Mme Roy précise qu'il s'agit bien d'une première maison, qui aura une portée régionale, et qui sera construite à Palmarolle. Cela dit, en raison des besoins, le CISSS-AT espère déjà pouvoir construire une deuxième maison, cette fois, dans l'est de l'Abitibi.
 
Pas de nouveau CHSLD
La maison des aînés qui sera construite à Palmarolle sera bien différente de l’ancien CHSLD qui a dû fermer ses portes pour des raisons de sécurité au printemps 2018. En raison de cette fermeture, 21 résidents avaient dû être relocalisés à La Sarre et à Macamic.
 
La nouvelle résidence cible des besoins précis, pour une clientèle avec des problèmes cognitifs et comportementaux. Pour le directeur du Programme de soutien à l'autonomie des personnes âgées, Shany Aubin, c’est une offre de service créative qui sera mise en place.
 
«La plus value tient au fait que ça va ressembler beaucoup plus à une maison privée et à un milieu familial» Shany Aubin, directeur du Programme de soutien à l'autonomie des personnes âgées


Les 24 chambres seront aménagées en îlots de huit unités, pour former un ensemble bien différent d’un milieu institutionnel. La communauté sera aussi invitée à s’impliquer et à contribuer à créer un milieu de vie où pourront se greffer une fermette de proximité, un jardin communautaire, un atelier de mécanique ou de menuiserie, un atelier d’art, mais également un service de centre de jour, de répit-dépannage, entre autres.
 
«Il arrive parfois, en CHLSD, de voir un résident couché sous une table parce qu’il s’imagine sous une voiture à faire de la mécanique. Nous allons tenter de reproduire, dans un milieu plus petit, des activités plus personnalisées pour la personne,» ajoute M. Aubin.
 
Une communauté mobilisée
Pour la mairesse de Palmarolle, Louisa Gobeil, il s’agit d’un tour de force que d’en arriver, moins d’un an après la fermeture, à la concrétisation d’un projet de 13 millions de dollars, incluant les coûts de démantèlement de l’ancien CHSLD.
 
«C'est arrivé directement dans mon premier mandat : la fermeture du CHSLD, la relocalisation du CLSC. Ce sont des dossiers qui ont mobilisé beaucoup de temps, mais on voit avec les résultats qu'on n’a pas travaillé pour rien et que ça avance.»


Une centaine de résidents ont assisté à la présentation dont Ghislaine Jolin, qui a quitté la séance avec satisfaction.
 
«Ça représente beaucoup. C'est très intéressant de voir que la population se tienne pour sa maison des aînés», soutient la résidente.
 
Le projet sera officiellement entériné lors du conseil d’administration du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue qui se tiendra le jeudi 7 février, à 15h30, à Ville-Marie au Témiscamingue.
 
La mairesse de Palmarolle, Louisa Gobeil, soutient que certains citoyens ont déjà prévu faire le trajet en autobus pour assister à cette rencontre. La population d’Abitibi-Ouest demeure mobilisée, même si certains doutes persistent.
 
«Il y a quand même des citoyens qui sont sceptiques quant au temps qu'il faudra pour le construire. On a hâte de voir une réalisation et de voir que l'échéancier sera respecté», affirme Louisa Gobeil, qui espère rien de moins qu’une visite de la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, à Palmarolle pour confirmer ultérieurement la construction de la future maison.
 
 Source : Ici Radio-Canada

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