8 février 2019
Les frères Vincent, les deux vedettes de Saint-Anicet

Pendant quatre mois à l’automne 2010, le village de Saint-Anicet a vécu dans une espèce de Grande noirceur. C’est que l’épicerie Richelieu avait dû fermer ses portes, après plus de 50 ans de loyaux services. Tellement triste un village sans épicerie !


Mais voilà que tout change en janvier 2011 alors que Jacques et Michel Vincent font l’acquisition de l’épicerie sous la bannière Tradition et ouvrent à nouveau ses portes. « Il fallait maintenant faire entrer les gens, explique Jacques. Bien que nous étions en territoire inconnu, notre expérience de 38 ans comme épiciers à Valleyfield allait bien nous servir, d’autant plus que nous devions nous adapter à cette nouvelle clientèle. »
Heureusement, la famille Vincent pouvait compter sur sa longue tradition dans le monde casse-cou de l’épicerie. Le père, Robert Vincent, ouvrit sa première épicerie dans la paroisse Saint-Eugène, à Salaberry-de-Valleyfield en 1966, entraînant avec lui ses quatre fils dans ce métier qui le passionnait. En 1971, Jacques et Michel acquièrent à leur tour un IGA sur la rue Alexandre, commerce qu’ils opèreront jusqu’en 2011.
La première année d’opération du Tradition de Saint-Anicet a connu ses hauts et ses bas, notamment trois vols par effraction en seulement six mois. « Nous avons dû mettre du grillage aux vitrines et bien sécuriser notre coffre-fort, explique Michel. Puis tout est rentré dans l’ordre. » Nos deux vedettes, comme les surnomment le représentant de Sobey’s, savent se répartir leurs responsabilités et leurs horaires de travail.  Il le faut car les semaines de travail s’échelonnent couramment sur 55 heures et même 60 heures durant l’été. « Nous aimons notre travail et notre famille s’y est bien adaptée », dit Michel, un sourire accroché aux lèvres.
Lorsque vous entrez dans le Tradition de Saint-Anicet, vous ne pouvez manquer d’apercevoir Jacques, vêtu de son éternel sarreau blanc qui vous envoie un grand salut de la main de derrière son comptoir de boucherie. Dans l’une des allées, Michel, son lecteur de code-barres « Telxon » à la main, vérifie les tablettes qui regorgent de produits. Pour lui, une seule maxime : « Surtout ne manquer de rien et offrir à nos clients une bonne qualité au bon moment ».


Les deux frères procurent du travail à 30 ou 40 employés, selon la saison. Car l’été à Saint-Anicet, avec les villégiateurs, la population triple et cela fait beaucoup de monde à servir. Le Tradition se transforme alors en quasi centre d’informations touristiques. Tantôt ce sont des cyclistes ou des plaisanciers qui ont besoin d’informations ou qu’il faut dépanner. Ou encore des clients venus pour profiter des quelques centaines de produits de l’agence de la SAQ qui a trouvé refuge en ses murs…
À longueur d’année, l’implication communautaire des frères Vincent est aussi très appréciée, que ce soit pour la distribution de berlingots de lait à l’école primaire ou de maïs lors des activités du Festival du même nom. Un autre service fort apprécié, c’est le point de dépôt pour la réception des médicaments provenant de la pharmacie. Enfin, comme il n’y a pas de guichet bancaire, il est bien utile de retirer un peu de comptant avec sa carte de débit lorsqu’on passe à la caisse.
Chose certaine, la bonne humeur règne souvent dans l’établissement. Johanne, l’adjointe administrative des frères Vincent, part chaque matin de la semaine de Valleyfield pour se rendre à Saint-Anicet, via la route 132. « Pour moi, c’est comme la route des vacances. »

Denise St-Germain, correspondante bénévole du Haut-Saint-Laurent
Photos : Suzanne Hotte

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