13 mars 2019
Brigham: un premier troupeau bio dans Brome-Missisquoi dès juillet 2021


AGRICULTURE. Seulement 130 des 4000 fermes laitières du Québec opèrent en mode biologique. On dénombre trois entreprises du genre en Montérégie, mais aucune dans Brome-Misssiquoi. Ce n’est cependant que partie remise, car un couple de producteurs de Brigham s’apprête à prendre le virage bio.

«Nous y pensions depuis l’acquisition de la ferme familiale, en 2007, mais d’autres priorités ont pris le dessus. Rénovation de l’étable (stalles, ventilation, etc.) en 2010, construction d’une nouvelle laiterie en 2012, achat d’une deuxième terre en 2014 et d’une troisième en 2016», signale Rachel Mahannah, copropriétaire de la ferme Mahvhays et petite-fille du fondateur, Harold Mahannah.

Au fil des ans, la superficie de la propriété est passée de 85 à 550 acres (50 % en foin, 25 % en soya, 12 % en maïs et 12 % en blé du printemps.).

Un long processus

La conversion au biologique ne peut pas se faire du jour au lendemain. Elle demande quelques années de transition et des changements dans les pratiques agricoles.

«Il faut apprendre à cultiver les champs de façon différente, si on veut nourrir notre troupeau avec le fourrage que nous produisons», explique Martin Paquette, copropriétaire de la ferme du chemin Choinière et conjoint de Rachel Mahannah.

Certains champs de l’entreprise familiale n’ont pas reçu d’engrais ni d’herbicide depuis plusieurs années. Ils seront les premiers à se qualifier pour la certification bio.

«Une partie de nos champs sera bio en 2020 et l’autre partie à l’été 2021», indique M. Paquette.

La transition des animaux vers le bio débutera en juillet 2020 – dès qu’une partie du grain et du foin disponible sera biologique – et sera complétée l’année suivante.

«Le 1er juillet 2021, 100 % de nos champs et de notre lait seront bios», ajoute le copropriétaire.

Visites et formation

Le couple Paquette-Mahannah assiste à des colloques et reçoit de la formation à distance depuis quelques années déjà en prévision du grand virage biologique. Pas moins de 150 heures ont été consacrées à cette préparation.

«Il s’agit avant tout de comprendre comme le sol interagit avec les plantes», résume l’homme de 45 ans qui détient une formation en agroéconomie de l’Université Laval.

M. Paquette, Mme Mahannah et leurs trois enfants de huit, dix et onze ans ont par ailleurs profité de leurs dernières vacances estivales pour visiter des fermes laitières bios.

«Les producteurs bios partagent les mêmes valeurs et n’hésitent pas à partager leurs connaissances entre eux. C’est ainsi que les propriétaires de la ferme Au gré des champs, d’Iberville, ont accepté de nous recevoir. Nous prévoyons aller leur rendre visite prochainement», précise Mme Mahannah.

Les propriétaires de la ferme Mahvhays pourront également compter sur le soutien d’une conseillère en culture bio du Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB) et d’une conseillère en élevage bio du Centre d’expertise en production laitière VALACTA.

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