15 avril 2019
Parlons relève entrepreneuriale

Au Québec comme partout en Occident, le milieu des affaires est affecté par le phénomène de vieillissement de la population. Bon nombre de propriétaires d’entreprises atteignent ou approchent simultanément l’âge de la retraite. Au Saguenay—Lac-Saint-Jean, à l’aube de 2016, 54 % des entrepreneurs étaient âgés de plus de 50 ans et près de 10% affichaient plus de 65 ans. Les statistiques régionales démontrent parallèlement une importante progression du nombre d’entrepreneurs qui atteignent la cinquantaine, soit une augmentation de 12% entre 2009 et 2012. D’autre part, plusieurs études démontrent que les PME accusent généralement un retard important dans la planification et l’organisation de leur relève. 

Selon une récente étude réalisée par la firme CROP, 70 % des entrepreneurs sont mal préparés à la relève et seulement 8 % se disent bien informés sur les modalités de transfert d’entreprise. Les entrepreneurs songent généralement à passer le flambeau à des plus jeunes (souvent identifiés au sein des entreprises familiales) ou à des employés de longue date prêts à relever le défi. En l’absence de relève identifiée à l’interne, un propriétaire d’entreprise, communément appelé cédant, cherchera alors à vendre auprès d’un tiers. Tant à l’interne qu’à l’interne, l’acheteur sera identifié comme le releveur. De par la présence de facteurs financiers et humains, les opérations de transfert d’entreprise comprennent de très hauts risques. Alors que plusieurs propriétaires sous-estiment les étapes de planification du transfert, un processus de relève déficient peut conduire une entreprise vers des difficultés financières importantes, voire engendrer sa fermeture. 

Reposant sur bien plus que de s’entendre sur un prix et de signer des documents, planifier sa relève s’avère un processus qui requiert plusieurs étapes qui devraient s’échelonner sur plusieurs années et ce, bien avant la transaction financière proprement dite. Un plan de transfert complet permettra alors de traiter les différents aspects stratégiques pour augmenter les chances de succès du processus. Conçu et adapté aux besoins de chaque organisation, celui-ci peut inclure plusieurs actions, notamment l’instauration d’un comité de gestion cédants/releveurs (gouvernance), assurer le transfert de connaissances et d’expertise dans les opérations (ressources humaines, marketing, relationclients, etc.), évaluer la juste valeur marchande de l’entreprise (fiscalité) et identifier les scénarios de financement pour réaliser la transaction. De par son rôle, la CIDAL assure la mobilisation de l’ensemble des intervenants du milieu pour relever le défi du repreneuriat. En collaboration avec plusieurs acteurs du développement économique, la CIDAL amorcera notamment une première cohorte d’accompagnement en transfert d’entreprises en mai prochain, afin de briser l’isolement des entrepreneurs et permettre un accompagnement dans l’intégration et la mise en application des différents concepts de transmission. Pour en savoir davantage, rendez-vous au https://www.cidal.ca/la-cidal-lance-une-premiere-cohortedaccompagnement-en-transfert-dentreprise.

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